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Les femmes qui ralentissent sont-elles coupables ?

Cet article vous est proposé dans le cadre de l’évènement  “A la Croisée des blogs” organisé par le site Développement Personnel . Je remercie Alexandre auteur du blog “C’éclair !” , il  est l’organisateur de cet évènement  et en a choisi le thème : “Ralentir pour réussir”.

Mon propos n’est pas là de vous expliquer les bienfaits du lâcher prise, du “pas de côté”, du “think out of the box”… Bienfaits qui permettent de  prendre le temps d’envisager notre vie comme nous souhaitons qu’elle devienne,  d’être au clair avec nos rêves (ou buts, si cela vous fait moins peur).

Il me semble que pour avoir la capacité de ralentir ou pouvoir en faire le choix, il faut souvent négocier avec les normes sociales, puis avec sa culpabilité.

Je voudrais insister particulièrement sur la notion de culpabilité car il m’apparait que c’est la raison principale pour laquelle nous, les femmes, ne nous autorisons pas à ralentir…

Pensez donc, si nous ralentissions : le monde ne tournerait plus rond, les enfants ne seraient plus nourris, correctement vêtus ou “repassés”, le diner ne serait pas équilibré, sans parler de la maison qui partirait à vau l’eau, des relations familiales et amicales qui se dégraderaient… Donc nous n’autorisons pas à ralentir car “de toutes les façons, si je ne fais pas ceci, je vais culpabiliser, donc à quoi bon…”

Superwomanc’est le phénomène bien connu de  la superwoman, de la mère toute puissante, largement véhiculé par les médias, entretenu par l’inconscient collectif, bien valorisant pour nous (un peu masochiste quand même ?), mais qui arrange tout le monde et sur lequelle repose une partie de l’organisation de la société (voir le rôle des femmes dans la prise en charge des parents âgés)… Je ne ferais pas là un couplet sur les prétendues aptitudes supérieures des femmes au Care et sur le fait qu’elles en sont remerciées en ayant une retraite inférieure de 30 % à celle des hommes car elles ont été sur tous les fronts (mais pas suffisamment au boulot du coup) !

Si on prend un peu le temps d’y réfléchir, il peut apparaitre rapidement que le concept de la superwoman est une grosse ARNAQUE.

Pour en revenir avec la culpabilité, et maintenant,  on fait comment pour négocier avec elle ?

Voici à mon avis, 2 ou 6 petites choses à prendre en compte…

1 . Cela mérite une mise en perspective, je trouve éclairant le propos de  Catherine Vanier, psychanalyste (Marie Claire, mars 2015) : «  La culpabilité personnelle des femmes n’est qu’une intériorisation du discours ambiant, l’intégration de nos références sociales et culturelles”.

Ah bon ! Ce sont encore ces normes sociales qui me persécutent :  de façon lucide, je choisis de m’en affranchir de certaines, mais elles reviennent à la charge en me culpabilisant ! Pour ma part, cela me fait du bien de savoir que ma culpabilité est en fait une vieille norme sociale qui ne veut pas lâcher prise, c’est identifié donc je dois pouvoir travailler dessus. Et je préfère me colleter avec une vieille norme qu’avec mon inconscient…

2 . Finalement, c’est assez excitant de négocier avec la culpabilité maintenant que  nous savons qu’elle n’a pas forcément une valeur morale (comme “tu ne tueras point”) mais qu’elle représente bien une façon de nous empêcher de sortir de notre condition de femmes telle qu’elle a été pensé et construite par des siècles de patriarcat.

3 . Du coup, nous pouvons  reconnaitre cette culpabilité, la comprendre  et sciemment choisir de s’en affranchir par l’action et la mise en application de nouveaux choix de vie.  C’est y pas formidable !

4 . Exercice 1 : Entrainez vous à passer outre la culpabilité

La première fois que vous laisserez votre enfant à la crèche alors que vous ne travaillez pas (pour faire des courses, aller chez le médecin ou faire le ménage – je vous connais…), vous vous sentirez coupable. Mais la seconde fois, cela ira mieux, et ensuite, ayant reconnu que cette organisation vous permet d’apprécier pleinement les moments passés avec votre enfant, sans être tout le temps en train de guetter ses moments de sommeil pour rattraper votre sommeil (ou le ménage, je sais !) en retard…vous n’aurez plus du tout envie de remettre en question le bien fondé de cette organisation.

5 . Et encore mieux, un jour vous arrêterez de justifier cette façon de fonctionner, cette organisation vous semblera normale car optimale et vous oublierez que cela a représenté pour vous un effort de la mettre en place et de vous y tenir.

6 .  Maintenant, un exercice un peu plus dur avec une belle mère (voir mon article précédent sur ce sujet : “ma chère belle-mère”).

Je me sens coupable car je ne reçois pas dignement repas dominicalbelle maman lors du repas dominical en faisant un repas ultra rapide car je choisis de ne pas sacrifier mon dimanche matin.

Mais je reconnais que : le repas dominical dont la confection prend 3h est une norme sociale qui ne me correspond plus, j’en parle à Jules, veut-il s’en charger (ou de la moitié) ? Si non, je lui explique (et je m’explique surtout) que je choisis de m’affranchir de cette norme sociale, car elle ne correspond plus au mode de vie actuel (je bosse à plein temps la semaine) et je ne culpabilise pas. Si je culpabilisais, je me gâcherais  toute seule le plaisir. Le plaisir de belle maman doit être de nous voir et pas de mesurer mon application aux tâches culinaires. Si elle fait une réflexion, je la prend comme une résurgence des temps anciens. Je lui explique calmement ma position et après tout, un repas light lui fera du bien !

Et : sans rancune les belles mères !

En  conclusion, j’ai une proposition pour cet été : si vous appreniez à déculpabiliser…et donc à ralentir ! C’est  une compétence qui vous sera utile dans votre vie pro comme dans votre vie perso…

Et merci de partager dans les commentaires et sur les réseaux sociaux …

Crédit photo : Jonathan McIntosh, B. Carlson

Elodie Sancier

votrepotentiel.femmes@gmail.com

Créatrice du site votrepotentiel-femmes.com pour les femmes intuitives, créatives et audacieuses qui sont déterminées à avoir plus de confiance en elles, à atteindre leur autonomie financière et retrouver l’équilibre entre leur vie privée et professionnelle.

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